3 DU TROIS | L’observateur.rice en mouvement

L’observation est multiple, introspective ou collective, elle permet de mieux comprendre, de mieux connaître ce qui nous est donné à voir.

 

En suivant le regard tactile – Annick Pütz

> Work in progress

Annick Pütz interrogera l’observation par le biais de l’utilisation d’une caméra Super 8, médium d’expression et d’impression. Dans son « work-in-progress », En suivant le regard tactile, elle questionnera notre approche sensorielle dans une chorégraphie où le regard se fera ressentir au travers de formes en mouvement et de contacts sensibles, intenses et subjectif.ve.s qui seront documenté.e.s. Mais alors… « Le regard est-il tactile ? Peut-il toucher et être touché ? ».

 

TRA. – Alexandre Caponigro

> Work in progress

« Comme une quête vers ce qui fait naître le mouvement, je plonge dans un univers en marge où les sensations dictent les états de corps ; instinctivement, une forme de silence invite à l’écoute et à la connaissance de soi. » explique Alexandre Caponigro. Avec TRA, il tentera de plonger le public dans une observation de soi et de l’autre. L’artiste souhaite explorer la notion d’identité individuelle ainsi que collective dans un instant chorégraphique qui puise son inspiration dans la House new-yorkaise. Cette introspection dansée offrira un voyage vers une intériorité qui révèle un état brut et authentique de soi.

 

INLET – Saeed Hani

> Présentation avant une première

Saeed Hani nous plongera quelques instants dans sa nouvelle création INLET. Cet extrait offrira un aperçu avant sa première le 13 octobre 2022 à la Messehalle de Trier.
INLET parle de murs. Les murs ont toujours joué un rôle important dans l’histoire de l’humanité, qu’il s’agisse de murs en pierre ou en fil de fer barbelé ou de murs dans la tête des gens. Ils servent de frontières, de forteresses et de sanctuaires. Ils empêchent les envahisseurs d’entrer ou les habitants de sortir. Saeed Hani a grandi au Moyen-Orient jusqu’à l’âge de 26 ans, où il a été confronté non seulement à des limites physiques mais aussi à de nombreuses limites morales et intellectuelles. Une des raisons pour laquelle il pose la question : Combien de temps le monde continuera-t-il à glorifier les murs et les frontières, alors qu’ils empêchent le progrès des hommes et les privent de leur droit le plus fondamental : le droit à une vie libre ?